Dimanche 20 janvier
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Le Collectif contre l'homophobie vient de voir aboutir une revendication qui concerne les victimes d'agressions homophobes. Désormais, police et gendarmerie seront obligées
d'enregistrer leurs plaintes, alors que des difficultés étaient constatées jusqu'à présent, dissuadant les plaignants. Les victimes d'agressions homophobes peinent parfois à faire
enregistrer leurs plaintes auprès des services de police ou de gendarmerie. Face à ce constat, le Collectif contre l'homophobie a rencontré de nombreux policiers et gendarmes ainsi que certains de
leurs représentants syndicaux pour connaître les causes de ces difficultés.
"C’est la pression politique au sujet des statistiques de la délinquance qui pousse certains agents à user de manœuvres dilatoires et dissuasives pour ne pas enregistrer les plaintes des victimes",
affirme le Collectif.
L'association avait déjà alerté, sans succès, Nicolas Sarkozy sur ces disfonctionnements lorsque ce dernier était ministre de l'Intérieur. Elle a renouvelé sa démarche auprès de Michèle
Alliot-Marie qui s'est enfin saisie du dossier en demandant à ses services d'envisager l'introduction d'une disposition dans la future LOPSI (Loi d'orientation et de programmation pour la sécurité
intérieure) qui doit être votée dans les prochains mois.
Sans attendre ce texte, un premier pas a été fait avec l'introduction dans la Charte de l'accueil du public et des victimes, depuis le début du mois de novembre, d'une disposition faisant
obligation à tous les bureaux de police et unités de gendarmerie "de recevoir les plaintes déposées par les victimes d'infractions pénales".
Le Collectif se félicite de cette mesure et promet d'exercer sa vigilance quant à son application effective.
Par denis
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